Après l'hôtel de Rothelin-Charolais, j'ai visité l'hôtel de Clermont situé à 450m de là, 69 rue de Varenne. Jean Alexandre le Blond (1679-1719) le construit à la même époque vers 1708 pour la marquise de Saissac, Jeanne Thérèse d'Albert de Luynes (1680-1756). En 1768, il accueille la collection d'art du comte Grimot d'Orsay (1748-1809). Le comte Tanneguy Duchâtel (1803-1867), ministre de Louis-Philippe l'achète en 1838. De nombreux travaux sont réalisés (surélévation d'un étage, avant-corps en demi-cercle) et lui donnent son aspect actuel. Propriété de l'état depuis 1947, de nombreux ministères s'y succédèrent. Inscrit au monument historique en 1980, il est aujourd'hui, le siège du ministère des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne.

Hôtel de Clermont

L'avant-corps m'a donné l'impression d'entrer par un jardin d'hiver et une belle verrière éclaire le hall d'entrée. Dont l'élément majeur est un escalier que l'on ne pouvait malheureusement pas approcher, sans oublier des colonnes en marbre brèche et des bas-reliefs allégoriques au-dessus des portes. Le tout dallé de marbre blanc.

Hôtel de Clermont
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La richesse du hall d'entrée continue tout au long de la visite. D'abord dans le salon doré (actuel bureau du ministre), où le plafond a été peint par Hugues Taraval (1729-1785) peintre décorateur à qui l'on doit des décors de l'Ecole militaire et du Collège de France. Des pilastres corinthiens bordent des trophées dorés. Au-dessus des portes, François-Joseph Duret (1729-1816) a sculpté des boucliers tenus par des enfants, où figurent des vestales portant les flambeaux de l'amour. D'immenses glaces et un très beau lustre l'illuminent.

Hôtel de Clermont
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Hôtel de Clermont
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Comme dans l'hôtel Rothelin-Charolais, la visite s'est faite en longeant les pièces qui donnent sur le jardin. On ne pouvait pas y déambuler, mais ce jardin à la française comprend de nombreux arbres : érables, frênes, pommiers, marronniers, Parrotie de Perse et févier d'Amérique. On y voit aussi une sculpture, peut-être une laissée par le comte Grimot-d'Orsay qui le peuplait de statues antiques.

Hôtel de Clermont
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Le comte Grimot-d'Orsay exposait aussi sa collection dans la galerie. Trois tableaux encastrés représentent des scènes mythologiques : une bacchante, Vénus aveuglant Cupidon, Actéon endormi par Diane. Au plafond, on retrouve une oeuvre d'Hugues Taraval. Et le parquet marqueté associe érable moucheté, amarante, bois de violette, citronnier, ébène, chêne de Madagascar, acajou...

Hôtel de Clermont
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La salle à manger est tout aussi riche que les pièces précédentes : colonne en plaquage de porphyre vert et jappe avec chapiteau en bois doré sculpté, et ses portes richement ornées. Les colonnes viendraient du temple de Néron ramenées par le comte Grimot-d'Orsay et les portes du château de Marly.

Hôtel de Clermont
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En sortant par le hall, j'ai revu la galerie et une autre pièce avec un beau lustre et de belles peintures au-dessus des portes.

Hôtel de Clermont
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Hôtel de Clermont
69 rue de Varenne
75007 PARIS
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